La glycérine végétale

La glycérine végétale est un autre composant des liquides de la cigarette électronique et là aussi la controverse est de mise.

Pourtant, on ne se doute pas que cette même glycérine ou glycérol se trouve déjà dans le tabac : «  Une cigarette américaine typique fabriquée à partir de 800 mg de tabac contient 2% de glycérol. Par le biais de la fumée, chaque cigarette livrera 1,6 mg de glycérol. En supposant une rétention de 100%, la dose quotidienne d’un fumeur de 60 cigarettes par exemple sera de 96 mg. »

En utilisant la cigarette électronique, nombreux sont ceux qui sont réticents à user d’une glycérine qu’ils inhalaient depuis des années seulement en fumant leurs cigarettes.

Tout comme le propylène glycol, la glycérine se trouve dans notre environnement à bien des niveaux. On la retrouve dans les cosmétiques – dentifrices, bains de bouche, crèmes hydratantes, savons, etc – dans l’alimentation – utilisée comme humectant, solvant et émulsifiant – et dans les médicaments – suppositoires, sirops, etc…

Les autorités sanitaires américaines ne lui prêtent aucune dangerosité, y compris en inhalation : « Aucune irritation significative en inhalation. L’ACGIH évalue une nuisance au seuil de 10 mg / m3 sous forme de brouillard. Si l’irritation se produit à la suite de l’inhalation, déplacer la personne vers une zone d’air frais. »

Elle est également approuvée par la FDA, « généralement reconnue comme inoffensive » (GRAS) et est utilisée dans le traitement contre l’asthme.

La seule crainte des utilisateurs de cigarette électronique se porte sur l’éventuelle production d’acroléine lors de son usage.

→ Qu’est-ce donc que l’acroléine ?

« L’acroléine est un aldéhyde α,β-insaturé très toxique et irritant. Ce
composé est un polluant environnemental classé comme un des produits les plus
dangereux par Environnement Canada. Mise à part la fumée de cigarette, qui représente
pour l’humain la principale source d’exposition environnementale à l’acroléine, on
retrouve également l’acroléine dans d’autres produits de combustion organiques, tels que
les gaz d’échappement des véhicules, les vapeurs d’huiles à cuisson et la fumée
provenant des feux de forêts ou d’habitation. »

→ Comment se produit-elle ?

« L’origine de l’acroléine dans la fumée de tabac provient principalement des
glucides. En effet, les compagnies de production de cigarettes choisissent généralement
un tabac riche en glucides ou ajoutent des produits riches en glucides durant la
fabrication, afin de masquer le goût âcre de la fumée de tabac. Le glycérol, un agent
humectant, représente une autre source d’acroléine dans la fumée de cigarette. Ainsi, la
combustion des glucides et du glycérol génère de l’acroléine. »

On apprend donc que l’acroléine se forme lors de la combustion. Une cigarette atteint une température de 600°. L’acroléine se produit en atteignant 280°.
Elle se dénote par un goût âcre et typiquement toxique qui ne peut passer inaperçu.

En supposant donc que les atomiseurs des cigarettes électroniques atteignent une température supérieure à 280°, il est certain que son utilisateur percevra immédiatement ce fameux goût âcre et typiquement toxique. Il stoppera net… à moins qu’il ne soit maso, bien entendu !…

D’ailleurs que dit l’INRS à ce sujet :
« Par inhalation, l’acroléine exerce une action immédiate sur les muqueuses respiratoires, associant dyspnée, toux et expectoration. Dans les formes graves surviennent d’importantes lésions des voies aériennes constituées en quelques heures : il peut apparaître un oedème sous-muqueux du larynx, de la trachée et des bronches, un décollement de la muqueuse associé à un exsudat abondant susceptible d’obstruer les voies aériennes; au niveau alvéolaire peut exister un oedème hémorragique…
Une intoxication systémique est parfois associée, avec des nausées, vomissements, hyper ou hypotension, une hyperexcitabilité myocardique, des crises convulsives, ou même un coma. »

Vous êtes sûrs ? On ne remarquerait pas l’acroléine produite par la glycérine ?…

Contrairement à son ami Propylène, la glycérine a été énormément étudiée. Nous en voulons pour preuve ce rapport de 178 pages qui analyse les effets du glycérol sur tous les organes selon divers modes d’administration. Pour l’exposition par inhalation, la conclusion est la suivante :
« Les effets irritants ont été observées à 662 mg/m3. Aucun autre organe cible n’a été atteint. Le seuil pour les effets locaux sur les voies respiratoires après exposition par inhalation est de 165 mg/m3. »

Dans ce domaine encore, le forum-ecigarette comporte énormément d’informations.
Vous pouvez retrouver quelques-unes de nos recherches ici.

Là aussi, forgez-vous votre propre opinion en vous basant sur des faits établis et non des « on-dit »…

😉

Signez la pétition AIDUCE pour préserver une liberté de choix

http://aiduce.fr/petition

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Un commentaire pour La glycérine végétale

  1. Alain CATHALA dit :

    Fumeur de cigarillos en raison de 40 cigarillos vanille par jour, je découvre par hasard dans mon département à Clermont l’Herault , une boutique qui vend la cigarette electronique. Acheté le 15/01/2013, j’abandonne totalement le cigarillos et fume moins avec la cigarette electronique. En 2 jours seulement, j’ai voulu, tester le goût à nouveau du cigarillos vanille, mes favoris et aucun autre par le passé récent. Je ne vous dit pas le dégoût total. Cigarette electronique: pas assez de mots pour décrire ce produit fort génial, peu coûteux.

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