L’ecigarette : dangereuse ?

Nous n’allons pas donner d’avis sur la cigarette électronique dans cet article. Nous allons seulement nous contenter de recouper des informations et vous laisser vous forger votre propre opinion…

Que doit-on penser de l’efficacité de la cigarette électronique ?

En mars 2012, une étude est présentée lors d’un congrès de la SRNT (Society for Nicotine and Tobacco Research). 20 fumeurs sont recrutés, auxquels on  demande de substituer leurs cigarettes habituelles par une cigarette électronique pendant deux semaines.
A l’issue du test, les résultats sont les suivants :
« Le taux de monoxyde de carbone a diminué pour l’ensemble du groupe. Le groupe est passé d’une moyenne de 16 cigarettes par jour (CPJ) à 1.
8 des 20 sujets ne fumaient plus du tout.
L’envie de fumer a été réduite, mais n’était pas statistiquement significative.
Les niveaux de NNAL ont diminué de 64%, indiquant une exposition insignifiante ou nulle aux nitrosamines, NNK, OCCO, SHBNA, HEMA, et PHAM.
Etude disponible ici

Doit-on avoir peur de la gestion de la nicotine avec la cigarette électronique?

En mars 2012, une étude ayant pour but d’analyser le taux de nicotine dans la vapeur d’ecigarette est publiée.
Seize cigarettes électroniques ont été choisies en fonction de leur popularité sur les marchés polonais, anglais et américain. Les vapeurs ont été générées en utilisant une machine à fumer automatique modifiée pour simuler les conditions d’aspirations des utilisateurs réels. La nicotine est recueillie dans un ensemble de flacons contenant du méthanol et analysée par chromatographie gazeuse.
Les conclusions sont les suivantes :
« Les cigarettes électroniques génèrent de la vapeur qui contient de la nicotine, mais les marques et modèles diffèrent dans leur efficacité et dans la consistance de vaporisation de la nicotine. Pour les cigarettes électroniques qui vaporisent la nicotine de manière efficace, la quantité inhalée après 15 bouffées est inférieure à celle d’une cigarette classique. »
Etude disponible ici

Doit-on avoir peur des substances exhalées via une cigarette électronique ?

En mai 2012, une étude est mise à disposition. Son but est l’analyse de la vapeur exhalée et notamment du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, de l’acroléine, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des composés organiques volatiles, du carbone organique total, de la nicotine et des Glycols de propylène et Glycérine (composants des liquides des cigarettes électroniques).
Les conclusions sont les suivantes :
« Toutes les substances mesurées dans les cigarettes électroniques étaient bien inférieures aux taux admissibles par inhalation chez l’humain, selon les normes de la FDA. En fait, les taux étaient si bas que cela démontre qu’il est plus dangereux pour votre santé de respirer l’air de n’importe quelle métropole pendant les périodes de trafic important.
Etude disponible ici

Que contient donc la vapeur d’une ecigarette ?

Une étude a été publiée en juillet 2012 :
Des sujets ont soit fumé une cigarette, soit (vapé) une cigarette électronique dans une chambre expérimentale. Les concentrations d’un certain nombre de composés organiques volatiles ont été mesurés par chromatographie gazeuse / spectrométrie de masse.
En se basant sur l’étude des émissions de la chambre, 20 composés organiques volatiles ont été identifiés dans la fumée du tabac. 6 ont été détectés dans la vapeur de cigarette électronique. La concentration de ces composés dans la vapeur de cigarette électronique est de 2,5% (pour l’acétaldéhyde) alors qu’elle atteint 39,1% (pour l’acétone) dans la fumée du tabac.
Les conclusions sont les suivantes :
« La vapeur exhalée par les fumeurs de cigarettes électroniques contient principalement du propylène glycol, de la glycérine, et de petites quantités de nicotine. Il ne semble pas y avoir de problème majeur à ce stade en ce qui concerne les dangers de l’exposition à la « vapeur passive. »
Etude disponible ici

Y-a-t’il des risques d’excès avec la cigarette électronique ?

Une étude a été rendue publique en août 2012. Son but était de fournir une évaluation des risques d’abus passif de la cigarette électronique sur des sujets fumeurs de cigarettes tabac.
Les conclusions sont les suivantes :
« les cigarettes électroniques peuvent fournir des quantités cliniquement significatives de nicotine et réduire les symptômes d’abstinence au tabac et semblent avoir un plus faible potentiel de risque d’abus par rapport aux cigarettes de tabac traditionnelles, du moins sous certaines conditions de laboratoire. »
Etude disponible ici

La cigarette électronique a-t-elle une incidence sur le coeur ?

Une étude est parue en août 2012.
Les chercheurs ont mesuré la fonction myocardique de 20 jeunes fumeurs quotidiens sains âgés de 25 à 45 ans, avant et après avoir fumé une cigarette de tabac et 22 utilisateurs quotidiens de cigarettes électroniques du même âge, avant et après utilisation de l’appareil pendant 7 minutes.
Les conclusions sont les suivantes :
« Les chercheurs ont découvert que fumer une cigarette de tabac conduit à une dysfonction aigüe du myocarde, mais les cigarettes électroniques n’ont eu aucun effet aigu néfaste sur la fonction cardiaque. Fumer une cigarette de tabac a eu d’importantes conséquences hémodynamiques, avec des augmentations significatives de la pression artérielle systolique et diastolique et de la fréquence cardiaque. En revanche, les cigarettes électroniques n’ont produit qu’une légère élévation de la pression artérielle diastolique.
Le Dr Farsalinos déclare : « Ceci est une indication que, bien que la nicotine soit présente dans le liquide utilisé (11mg/ml), elle est absorbée à un taux inférieur par rapport à la cigarette
ordinaire. »
Etude disponible ici

La cigarette électronique a-t-elle un impact sur la formule sanguine ?

Une étude a été publiée en juin 2012. Son but était d’évaluer l’effet de la e-cigarette active et passive et du tabagisme sur la numération formule sanguine complète (NFS), marqueurs de 15 fumeurs et 15 n’ayant jamais fumé.
Les conclusions sont les suivantes :
« Nous en concluons que, l’utilisation active et passive des e-cigarettes testées dans cette étude, n’a pas d’influence sur les indices NFS des fumeurs et des personnes n’ayant jamais fumé, respectivement. En revanche, le tabagisme actif et passif augmente les protéines secondaires des globules blancs, les lymphocytes et les granulocytes pendant au moins une heure. »
Etude disponible ici

Que penser des substances inhalées avec une cigarette électronique ?

Une étude a été publiée en août 2012. Son but était d’évaluer la teneur du mélange aromatique du liquide et ses vapeurs et particules (PM) provenant d’une marque italienne d’e-cigarette et de comparer ses émissions de particules avec une cigarette classique.
Les conclusions sont les suivantes :
« Le Propylène glycol (66%) et la glycérine (24%) sont les composants principaux du liquide, tandis que les substances aromatiques sont inférieures à 0,1%. Ces mêmes substances ont été détectées dans la vapeur à des proportions similaires.
Les émissions de particules fines et ultrafines sont plus élevées pour la cigarette classique que pour l’e-cigarette (par exemple: PM10 = 922 vs 52microg/m3; PM1 = 80 vs 14 microg/m3). »
Etude disponible ici

Sur de nombreux sites, vous pourrez lire que la cigarette électronique n’est pas préconisée par les autorités car elle n’a pas été suffisamment étudiée. Les études ci-dessus correspondent à l’année 2012.
Nous pourrions également évoquer les précédentes études :

L’étude anglaise qui démontre que les cigarettes électroniques sont utilisées avec succès par de nombreux fumeurs pour arrêter de fumer ou réduire sensiblement le nombre de cigarettes consommées (2011)

L’étude sur la nicotine (2012)

L’étude sur la nicotine (2012)

ou bien encore les travaux du Dr Brad Rodu ou ceux du Dr Michael Siegel

Enfin… c’est vous qui voyez ce qu’il est bon de savoir… 😉

9 commentaires pour L’ecigarette : dangereuse ?

  1. Fred dit :

    Merci pour ces informations, l’étude sur le propylène glycol me rassure.

  2. zaza dit :

    Merci pour toutes ces explications..

  3. clet dit :

    Merci pour toutes les explications, je suis à l’ecigarette depuis 3 mois et je ne touche plus une vraie cigarette et mes fonctions cardiaques vont bien

  4. Marie Valli dit :

    Moi cela fait 1 mois que je ne touche plus une cigarette et j’en suis fière et j’aime le concept de la cigarette électronique, elle , au moins ne nuit pas sur la santé.

  5. nathy dit :

    Merci beaucoup, cela rassure encore plus de lire cela, (même si je me disait de toute façon, ce ne sera pas plus pire de ce que je fumais avant) 4 mois pour moi déjà, ancienne grande fumeuse, j’ai du fumer 4 / 5 cigarettes au début, , je me sent mieux, je ne suis pas énervé, je n’ai pas grossi car je ne mange pas plus,j’étais pessimiste au début, je ne regrette en aucun cas, j’ai choisi le bon moment pour me lancer, ça fait vraiment du bien!! merci encore!!

  6. piéton augmenté dit :

    Cela fait deux ans et 2 mois que je ne fume plus que mon e-cigarette après 20 ans de tabagisme assidu et je ne fumerais plus jamais autre chose. J’ai retrouvé souffle et endurance, mes fringues ne sentent plus le cendrier et je dispose d’un budget loisir quasiment double.
    Depuis deux ans, je discute, tente de convaincre, de rassurer, d’expliquer, de raconter ce qu’est la cigarette électronique et pourquoi son usage est, à priori, relativement inofensif.
    L’argument massue le plus logique (je ne suis pas scientifique) est l’utilisation du propylène glycol dans les machines à fumée depuis plus de cinquante ans et dans des proportions beaucoup plus conséquentes ; Pourtant, pas un technicien de spectacle n’a développé de maladie professionnelle connue depuis (je pense, connaissant leur penchants facilement revendicatifs, qu’ils l’auraient ait savoir…).

    En tout cas, grande satisfaction de voir ces pages simples, efficaces et sourcées reprenant ces informations. L’occasion d’y renvoyer du monde, merci…

  7. steph dit :

    par contre, j’ai lu ici et là que le réel problème n’est pas les ingrédients mais leur réaction avec la mise en chaleur par la résistance (je pense à la Glycérine végétale qui produit des substances toxiques quand elle chauffe !). Qu’en savez vous ?

  8. roberti dit :

    Tant qu’il n’y à pas de combustion,cela présente aucun danger.Pas de monoxyde de carbone.

  9. Billy dit :

    A vérifier mais il me semble la glycérine ne se dégrade à partir de ~170 °C, et la chaleur dégagée par une résistance de cigarette électronique imbibée de liquide est bien inférieure (d’ailleurs on se brûlerait si c’était aussi chaud), la glycérine s’évaporant à ~60°C, il me semble qu’on est autour de 70°C sur une résistance de cigarette électronique, quelqu’un pourrait confirmer ?

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